« Je te regarde dormir et Dieu que tu es beau. Tu te retrournes dans cette nuits où tu frissones, je te serre contre moi, je pose mon manteau sur toi, j'aurais voulu pouvoir en mettre sur tout tes hivers. Tes traits sont tranquilles, je caresse ta joue, et, pour la première fois de mon existence, je suis triste et heureuse à la fois. C'est la fin de notre moments, mais le début d'un souvenir qui pour moi durera l'éternité. Il y avait en chacun de nous tant d'accompli et tant d'inachevé quand nous étions réunis. Je partirai au levé du jour, je m'éloignerai pas à pas, pour profiter encore de chaque seconde de toi, jusqu'à l'ultime instant. Je disparaïtrai derrière cet arbre pour rendre à la raison du pire. En les laissant m'abattre, nous sonnerons, la victoire des tiens, et ils te pardonneront, qu'elles que soient les offences. Rentre, mon Amour, retourne dans cette maison qui est la tienne et qui te va si bien. J'aurais voulu toucher les murs de ta demeures à l'odeur de sel, voir par tes fenêtres les matins qui se lèvent sur des horizons que je ne connais pas, mais dont je sais qu'ils sont les tiens. Tu as réussi l'impossible, tu as changé une part de moi. Je voudrai désormais que ton corps me recouvre et ne plus voir la lumière du monde autrement que par le prisme de tes yeux. Là où tu n'existe pas, je n'existe plus. Nos mains ensemble en inventaient une à dix doigts; la tienne en se posant sur moi devenait mienne, si justement que lorsque tes yeux se fermaient, je m'endormais. Ne sois pas triste, personne ne pourra voler nos souvenirs. Il suffit désormais de fermer les paupières pour te voir, cesser de respirer pour te sentir ton odeur, me mettre face au vent pour deviner ton souffle. Alors écoutes : Où que je sois, je devinerai tes éclats de rire, je verrai les sourires dans tes yeux, j'entendrai les éclats de ta voix. Savoir simplement que tu es là, quelque part sur cette terre sera, dans mon enfer, mon petit coin de paradis.
Tu es mien; Je t'aime. »
« Je n'ai pas peur de toi, j'ai peur de te perdre, que tu disparaisse.. »